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Top 10 des fantasmes les plus communs chez les femmes

À retenir
  • Fantasmer, c’est la règle, pas l’exception : chaque scénario mesuré ici fait rêver plus d’une femme sur trois.
  • Le plus partagé n’est pas le plus hard : 92,2 % des femmes d’une étude québécoise fantasment sur des sentiments amoureux pendant l’amour.
  • Être dominée (64,6 %), un lieu public (57,3 %), deux hommes (56,5 %), être attachée (52,1 %) : plus d’une femme sur deux s’y reconnaît.
  • Un fantasme n’est pas un projet. Beaucoup restent dans la tête, et c’est très bien comme ça.
  • Pour chacun, on vous donne des pistes pour l’explorer en douceur, seule ou à deux.

Posons tout de suite les choses à plat : avoir des fantasmes, c’est normal. Vraiment. Ce n’est ni sale, ni bizarre, ni révélateur d’un “manque” dans votre couple. C’est juste votre cerveau qui joue avec le désir. Les fantasmes sont un terrain d’exploration intime. Ils peuvent être doux, intenses, romantiques, très crus, ou tout ça à la fois. Certaines femmes les vivent en solo, d’autres préfèrent les partager… et certaines ne souhaitent jamais les réaliser. Et (spoiler) c’est très bien comme ça. Alors, si vous vous êtes déjà demandé si vous étiez la seule à vous mordre les lèvres en imaginant certains scénarios, rassurez-vous : vous êtes loin d’être un cas isolé ! Passons en revue le top 10 des fantasmes les plus courants chez les femmes. Peut-être que vous vous y reconnaîtrez. Peut-être pas. Et dans tous les cas, c’est OK !

Le top 10 en un coup d’œil

FantasmeCe qu’il raconteFemmes que ça fait fantasmer
1. La domination consentie (le lâcher-prise total)Lâcher prise, ne plus décider64,6 %
2. Le sexe en public (sans être vue)L’adrénaline, le frisson de l’interdit57,3 % en public, 81,7 % dans un lieu insolite
3. Le mystérieux inconnuDu désir brut, sans charge mentale48,9 %
4. Prendre le pouvoirS’affirmer, mener la danse46,7 %
5. Le plan à troisLa curiosité, l’envie d’être au centre56,5 % avec deux hommes, 36,9 % avec deux femmes
6. Le slow sex ultra-connectéLa lenteur, la connexionnon mesuré
7. Le BDSMUn cadre codé, des sensations amplifiées52,1 % (être attachée)
8. Les jeux de rôleBousculer la routine à deuxnon mesuré
9. L’exploration queerUn désir plus souple que les étiquettes36,9 %
10. Le fantasme romantique intenseLa passion, le lien intense92,2 %

D’où sortent ces chiffres ? D’une étude québécoise publiée en 2015 dans le Journal of Sexual Medicine : 1 516 adultes, dont 799 femmes, y ont dit scénario par scénario ce qui les faisait fantasmer. L’échantillon n’est pas représentatif (les chercheurs le précisent eux-mêmes) et notre ordre n’est pas un podium : prenez ces pourcentages comme des repères. Ils disent quand même une chose très claire : aucun des fantasmes mesurés ici n’est rare.

1. La domination consentie (le lâcher-prise total)

C’est l’un des fantasmes sexuels les plus fréquents chez les femmes. Se laisser guider, ne plus décider, abandonner le contrôle, devenir l’objet ardent du désir et le laisser prendre possession de soi… C’est le rêve secret d’un bon nombre de femmes. 

Mais attention : fantasmer la domination ne veut pas dire vouloir subir. Dans l’imaginaire, tout est choisi. Le cadre est clair, le consentement est là. Et c’est justement cette sécurité qui permet le lâcher-prise.

Les chiffres le confirment : dans l’étude québécoise, 64,6 % des femmes disent fantasmer sur le fait d’être dominées. Et environ la moitié de celles qui décrivent ce scénario précisent… qu’elles ne voudraient surtout pas le vivre en vrai.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Décider d’un mini-scénario de 2 minutes pour tester la dynamique.
  • Utiliser un mot-clé stop clair.
  • Introduire une seule action dominante, pas tout d’un coup.
  • Jouer avec un geste symbolique (mains guidées, voix plus directive).

2. Le sexe en public (sans être vue)

Un ascenseur, une plage déserte, l’arrière d’une voiture ou une cabine d’essayage… Ce fantasme joue avec l’adrénaline et le frisson de l’interdit. Il repose sur l’idée d’être “presque” découverte, mais pas vraiment. Ce qui est très excitant ici et qui propulse ce fantasme féminin dans le top 10, ce n’est pas l’exposition réelle : c’est la montée d’intensité. Le cœur qui bat plus vite, le sentiment de faire quelque chose d’un peu hors cadre.

Dans la même étude, 57,3 % des femmes fantasment sur l’amour dans un lieu public, et 81,7 % sur un lieu insolite (un bureau, par exemple).

Comment l’explorer en douceur ?

  • Choisir un lieu 100% privé mais avec une atmosphère “publique”.
  • Garder des vêtements faciles à ajuster.
  • Se mettre d’accord sur un stop immédiat si quelqu’un approche.

3. Le mystérieux inconnu

Dans le top 10 des fantasmes chez les femmes, désirer un parfait inconnu revient souvent. L’envie naît au détour d’un regard, une passion folle qui s’embrase et qui ne dure qu’une nuit. Pourquoi est-il si courant ? Parce qu’il efface complètement la charge mentale. Derrière, pas d’histoire à gérer. Pas de routine qui s’installe. Pas d’attente… Juste du désir brut.

Près d’une femme sur deux (48,9 %) dit en rêver, toujours selon l’étude québécoise.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Fixer un vrai décor : bar d’hôtel, café, gare. Vous arrivez séparément. Aucun contact avant.
  • Écrire chacun un mini-scénario secret (qui vous êtes, ce que vous voulez ce soir).
  • Glisser un détail qui change tout : accent léger, posture différente, regard plus appuyé.
  • Décider que la “rencontre” ne dure qu’une heure. Après, on redevient vous. Et c’est ça qui rend le jeu intense.

4. Prendre le pouvoir

On a parlé de lâcher prise, mais l’inverse existe aussi. De nombreuses femmes fantasment sur le fait de diriger, d’initier et de décider du rythme. C’est un fantasme d’affirmation, où la femme peut sentir toute sa puissance et vivre pleinement son assurance sexuelle.

46,7 % des femmes interrogées fantasment sur le fait de dominer leur partenaire : presque autant que celles qui rêvent d’un inconnu.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Proposer une position où vous décidez du rythme et de la dynamique.
  • Guider ses gestes avec vos mains, de façon fluide et naturelle.
  • Introduire un “moment où vous prenez les devants” : vous choisissez où, comment, et quand on change de mouvement.
  • Jouer sur la parole : donner une intention, une direction, sans donner d’ordres ni créer de hiérarchie.

5. Le plan à trois

Le trio fait partie des fantasmes les plus communs chez beaucoup de femmes. L’idée revient souvent : se retrouver au centre de toutes les attentions, sentir plusieurs désirs converger vers soi, multiplier les sensations… sans pression, juste pour le plaisir du scénario.

Ce fantasme parle surtout de curiosité et d’envie de nouveauté. Il ne dit rien d’un manque dans la vie intime. C’est simplement une façon de varier l’imaginaire, d’explorer d’autres dynamiques… en toute liberté.

Côté chiffres : 56,5 % des femmes de l’étude québécoise fantasment sur un rapport avec deux hommes, 36,9 % avec deux femmes.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Parler des limites avant tout. Imaginer un trio fictif sans intention de le réaliser.
  • Parcourir un profil ensemble… juste pour regarder.
  • Définir les rôles pour éviter la confusion.

6. Le slow sex ultra-connecté

À l’opposé des scénarios plus bruts, beaucoup de femmes se tournent vers un imaginaire centré sur la lenteur et la profondeur émotionnelle. Une sexualité où l’on prend le temps : celui de se regarder, de se toucher avec intention, de sentir le désir monter sans se presser.

Ce fantasme reflète souvent une envie de connexion sincère, d’attention pleine, de présence réelle. Il rappelle que le plaisir ne vient pas uniquement de l’intensité du geste, mais aussi de la qualité du lien qui se crée dans ces moments-là.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Prévoir un temps sans objectif : juste ressentir.
  • Pratiquer un toucher lent, même habillés.
  • Mettre en place des soirées sensuelles, avec massages et lumière tamisée.
  • Tester une playlist douce pour ralentir.
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7. Le BDSM

Pour beaucoup de femmes, le BDSM fait partie des fantasmes les plus intrigants. Par exemple, l’idée d’être attachée permet d’explorer une dynamique très codée, où chaque geste s’inscrit dans un cadre clair. Le fait d’être restreinte volontairement peut renforcer le lâcher-prise, amplifier les sensations et créer une tension très particulière, propre à l’esthétique BDSM.

Être attachée fait fantasmer 52,1 % des femmes de l’étude québécoise ; une fessée ou le fouet, 36,3 %. Une précision qui compte, en revanche : l’étranglement, même « léger », n’a rien d’une pratique soft. Des chercheuses le rappellent : rien ne prouve qu’il existe une façon sûre de le pratiquer.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Commencer avec des attaches douces.
  • Tester une seule sensation codée.
  • Utiliser le système vert/orange/rouge pour exprimer ses limites.
  • Commencer avec des pratiques très soft au début (les poignets tenus, un bandeau sur les yeux). Le cou, lui, on n’y touche pas : même légère, une pression à cet endroit n’est jamais sans risque.

8. Les jeux de rôle

Les jeux de rôle font partie des fantasmes qui reviennent souvent. S’imaginer en inconnus qui se croisent pour la première fois, endosser le rôle d’une patronne sûre d’elle, ou jouer une rencontre improvisée dans un hôtel… Ce qui plaît ici, c’est la possibilité de bousculer les habitudes sans changer de partenaire. On explore d’autres dynamiques, d’autres versions de soi, dans un cadre sécurisant et complice. Une manière de renouveler le désir tout en gardant ce qui compte : la confiance.

En France, 21 % des femmes disent avoir déjà pratiqué des jeux de rôle, selon une enquête Ifop pour JOYclub (2026).

Comment l’explorer en douceur ?

  • Inventer un scénario avec votre partenaire où vous jouez deux inconnus.
  • Choisir un prénom fictif.
  • S’envoyer un message déclencheur juste avant.
  • Rester dans un lieu neutre pour garder la maîtrise.

9. L’exploration queer

L’idée d’une expérience avec une autre femme revient souvent dans les fantasmes féminins, y compris chez des femmes qui se définissent comme hétérosexuelles. Cela ne dit rien de leur orientation : c’est simplement la preuve que le désir peut être plus souple que les étiquettes.

Ce type de fantasme mêle souvent douceur, curiosité et envie de découvrir une autre manière d’être touchée, regardée ou désirée. Rien d’extraordinaire à ça : l’imaginaire est un espace où tout peut être testé sans que cela engage quoi que ce soit dans la vraie vie.

Dans l’étude québécoise, 36,9 % des femmes fantasment sur un rapport avec une autre femme. Et aux États-Unis, 59 % des femmes exclusivement hétérosexuelles interrogées par le chercheur Justin Lehmiller disent avoir déjà eu un fantasme avec une personne du même sexe.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Regarder du contenu queer soft pour s’inspirer.
  • Tester des jouets qui imitent certaines stimulations.
  • Partager ce qui intrigue sans se projeter.

10. Le fantasme romantique intense

Certaines femmes se reconnaissent davantage dans un imaginaire centré sur la passion. Ce fantasme met en scène un lien très fort : un regard qui accroche, une proximité émotionnelle presque palpable, une intensité qui prend toute la place. 

Surprise : c’est lui, le vrai numéro un. 92,2 % des femmes de l’étude québécoise fantasment sur des sentiments amoureux pendant l’amour, et 84,9 % sur un lieu romantique. Aucun autre scénario ne fait autant l’unanimité.

Comment l’explorer en douceur ?

  • Créer une ambiance “hors routine”.
  • Imaginer une scène de retrouvailles.
  • Échanger quelques messages avant la soirée.
  • Utiliser une playlist qui installe la tension.

Fantasmer, est-ce forcément vouloir le vivre ?

Non : un fantasme est un scénario qu’on se raconte, pas un projet qu’on signe. Certains donnent envie de passer à l’acte. D’autres n’excitent que parce qu’ils restent imaginaires : dans votre tête, vous contrôlez tout, du décor au mot de la fin. Dans l’étude québécoise, environ la moitié des femmes qui décrivent un fantasme de soumission précisent d’ailleurs qu’elles ne voudraient pas le vivre en vrai.

Et quand l’envie existe, elle reste souvent secrète : en France, 56 % des femmes de 15 à 29 ans ayant déjà été en couple disent ne pas avoir osé confier un fantasme ou une envie à leur partenaire (Ifop pour Nouslib, 2026).

Vous n’avez donc rien à « avouer », rien à réaliser pour être une femme libérée, et aucun compte à rendre sur ce qui se passe dans votre tête. Un fantasme peut se savourer en solo, pimenter une soirée à deux… ou simplement rester là, jusqu’à la prochaine fois. Et si l’envie vous prend de passer de la tête au corps, nos guides sur le plaisir féminin et sur la façon de stimuler le point G prennent le relais.

Où voir ces fantasmes filmés avec respect ?

Pour nourrir son imaginaire sans tomber sur des scènes tournées n’importe comment, le plus simple est de piocher dans le porno éthique. Du X où tout le monde a dit oui, loin de la caméra toujours placée du même côté (ça porte un nom : le male gaze). Trois adresses collent particulièrement bien à ce top 10.

Deux performers et une membre de l'équipe sur un plateau de tournage d'Erika Lustscénarios

Erika Lust : vos fantasmes, en courts-métrages

Avec XConfessions, lancé en 2013, des confessions anonymes du public deviennent des courts-métrages. Lumière soignée, vraies histoires, personnages qui ont une vie avant de se déshabiller… Si vous aimez qu’un fantasme se raconte comme un film, c’est ici qu’il faut regarder.

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Un couple souriant assis sur un canapé, image de la plateforme Lusterycomplicité

Lustery : de vrais couples, pour de vrai

De vrais couples qui se filment chez eux, comme ils font l’amour quand personne ne regarde. Parfait pour les envies de slow sex et de passion : de la lenteur, des regards, des fous rires, et des orgasmes qui prennent leur temps.

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Un visage de femme masqué de dentelle, en noir et blanc, visuel du Son du Désiraudio

Le Son du Désir : fermez les yeux

Pas d’image, juste des voix. Des récits audio sensuels à écouter au casque, pour celles qui préfèrent imaginer la scène plutôt que la regarder. Ce qui est, après tout, la définition même du fantasme.

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Envie d’en voir plus ? Nos avis sur les plateformes de porno pour femmes les passent une par une au crible.

FAQ

Ces fantasmes diffèrent-ils selon l’âge ou la situation ?

Oui et non. D’autres paramètres peuvent avoir un impact sur les fantasmes. Par exemple, une femme célibataire ne fantasme pas toujours comme une femme en couple depuis dix ans. La maternité, la confiance en soi, l’expérience sexuelle jouent aussi… Il n’y a pas de règle fixe. Certaines envies apparaissent avec l’âge, d’autres disparaissent : l’imaginaire n’est jamais figé.

Pourquoi certains fantasmes sont-ils particulièrement courants ?

Le cerveau aime la transgression symbolique. Il aime aussi le contrôle et le lâcher-prise. Beaucoup de fantasmes jouent avec ces deux dynamiques. Ils offrent une liberté totale, sans conséquences réelles.

Comment parler de ses fantasmes en couple ?

Choisissez un moment calme, en dehors d’un rapport sexuel. Parlez de ce qui vous intrigue, sans pression. Vous pouvez commencer par une discussion générale : “Est-ce que tu as déjà pensé à… ?”. L’important n’est pas de tout réaliser, mais plutôt d’ouvrir un espace de dialogue.

Quel est le fantasme le plus courant chez les femmes ?

Pas celui qu’on croit. Dans une étude québécoise publiée en 2015 (1 516 adultes, dont 799 femmes), 92,2 % des femmes disent fantasmer sur des sentiments amoureux pendant l’amour, loin devant le fait d’être dominée (64,6 %) ou un rapport avec deux hommes (56,5 %). La passion reste le scénario numéro un.

Est-ce normal d’avoir un fantasme qu’on ne veut surtout pas réaliser ?

Oui. Dans cette même étude, environ la moitié des femmes qui décrivent un fantasme de soumission précisent qu’elles ne voudraient pas le vivre en vrai. Un fantasme peut exciter précisément parce qu’il reste imaginaire : dans votre tête, vous décidez de tout.